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1940, La Drôle de Guerre…

 

(Photos de l'expo en bas de document)

Mais une guerre peut elle être drôle ? Surtout lorsque l’on connaît les circonstances tragiques qui ont conduits près de 2 000 000 d’hommes de nos chemins de campagne à ceux des camps de prisonniers.

Pourtant tout semblait se passer pour le mieux. Les dirigeants de tous pays faisant assaut d’amabilités et de bonnes intentions.

Mais tout cela était bien sur sans tenir compte des intérêts géopolitique de chacun ni des événements qui se déroulaient à ce moment là en Espagne.

Et pourtant nous avions sous les yeux le terrain d’expérimentation de toutes les nouvelles tactiques de la secondes Guerre mondiale. 

En particulier la fameuse Blitzkrieg que les allemands emploieront successivement en Pologne puis en France.

 

DECLENCHEMENT

La guerre commence officiellement le 2 septembre 39 lorsque la France et l’Angleterre déclarent conjointement la guerre à l’Allemagne suite à son invasion de la Pologne.

Nous aurions pu profiter de l’ouverture de ce deuxième front pour adopter une stratégie offensive et s’appuyer sur nos 2 680 000 hommes mobilisé. Mais, au contraire, nous opterons pour une tactique défensive principalement axée sur la ligne Maginot, réputé inviolable, et une foret des Ardennes officiellement impénétrable.

A cette époque l’on pense encore que ce conflit se résumera à un simple déploiement de force, à une guerre des nerfs avec à la clef une solution diplomatique.

D’une part parce que l’on ne veut pas se replonger dans le spectre d’un conflit similaire a celui de la 1ere guerre mondial. Mais surtout parce que l’on est persuadé que l’Allemagne est capable d’aligner 147 divisions d’infanterie, plus de 4000 chars et 12 000 avions sur son front ouest. En fait la majeure partie de celles-ci sont engagées en Pologne. Mais qui le sait où qui veux le savoir ?

 

Commence alors 8 mois de « drôle de Guerre » pour reprendre l’expression de Roland d’Orgeles.

En France nos troupes prennent donc position et attendent. Attente qui émoussera singulièrement  leur ardeur combative.

Pourtant nos soldats se battent déjà victorieusement en Norvège (Narvik) pour barrer la « route du fer » à l’Allemagne. (Paradoxalement ce corps expéditionnaire était initialement prévu pour combattre les Russes en Finlande).

Malheureusement, ces soldats devront évacuer le terrain le 8 juin compte tenu de la tournure tragique que prennent les événements en France

 

DE L’OFFENSIVE A LA DEBACLE

En effet l’offensive Allemande du 10 mai 1940 a été brutale et rapide : la Blitzkrieg.

Il s’agit d’une guerre éclair combinant l’ensemble des forces armées avec comme fer de lance les tanks et l’aviation.

Cette tactique tiens beaucoup du bluff et s’appuis beaucoup sur l’aspect psychologique des incursions de chars au sein des lignes adverses.

Et cela fonctionne puisque les français croient les allemands partout. Il se sentent trahi, suspecte une 5eme colonne, ce qui achèvera de les démoraliser et expliquera leur effondrement des premiers jours. Et ce malgré le réconfort apporté par les aumôniers militaires.

En effet comment expliquer que des colonnes fortement armée aient peu se rendre a 3 chars sans même tirer un coup de feu ?

Il faut aussi expliquer que les techniques de combat française et allemande sont diamétralement opposées. Pour les allemands le char est un élément rapide de reconnaissance alors que pour les français il est un support d’infanterie. Dans les fait beaucoup de français se sont rendu aux chars en étant persuade que l’infanterie les suivait. Cela ne seras d’ailleurs pas sans poser quelque problèmes logistique aux tankistes allemand.

Pourtant de nouvelle méthodes d’utilisation des chars avaient été préconisé du coté français mais celles-ci resterons sans échos. Force est de constater que seul 300 chars français sur les 2800 que nous possédions se trouverons dans les Ardennes pour s’opposer a la rué des 3500 chars allemands.

Notons que l’infanterie présente dans les Ardennes était essentiellement composée de régiments de réserve.

De la même manière, ont a souvent considéré l’aviation française comme absente.

Pourtant c’est a 1 contre 6 que les aviateurs français ce sont battu, avec un matériel moins performant et des méthodes de combat inadaptées.

Malgré cela ils ont quand même réussi à détruire 3 fois plus d’appareil qu’ils ne perdirent.

Dans cet engagement, qui a plus tenus du sacrifice que de la lutte, 1 aviateur sur 3 perdit la vie. Pour eux, ne l’oublions pas.

De sont coté le haut commandement, ne sachant comment réagir face à l’avance Allemande, désorienté par l’insuffisance de ses moyens de communication, enchaîne les ordres contradictoires. Il jette des corps d’armée complet sur les routes où s’accumule déjà des milliers de civils en exode … bref, une belle pagaille si ce n’est la débâcle.

Pourtant, après la première surprise, les premiers coup de boutoir, le crie stridents des stukas, l’opposition s’est organisé, principalement dans les Flandres ou 380 000 hommes des forces Franco-britanniques se trouvent encerclées.

Rapidement les anglais décident d’évacuer leurs troupes à Dunkerque. Cette évacuation (Opération Dynamo) se déroulera du 28 mai au 4 juin.

Au 4 juin, 340 000 hommes ont été évacués, soit 100% du BEF et 130 000 français. Seuls  40 000 hommes seront fait prisonnier. Se furent souvent les derniers résistants, ceux qui permirent aux autres de partir. Ils furent  bien mal récompensé de leur sacrifice. Dunkerque sera considéré par les anglais comme une grande victoire sur l’Allemagne. Force est de constater qu’Hitler commis ici une de ses plus grosses fautes stratégiques en laissant ainsi s’échapper autant de combattants. Mais, comme nous le verrons, qu’aurait il pu en faire ?

Le 14 juin les allemands sont à Paris. Celle-ci sera déclarée ville ouverte, comme l’ensemble des villes de plus de 20 000 habitants, ce qui rendra impossible toute lutte d’arrière garde.

Le 16 juin Pétain est appelé au pouvoir et le 17 il demande l’armistice.

Le 18 juin le général de Gaulle appel de Londres les français à résister,

Le 22 juin l’armistice est signé,

Et le 25 juin, la campagne de France est finie.

 

LA FIN

Au total, entre le 10 mai et le 22 juin 40, ce seront 1 850 000 soldats français qui seront fait prisonniers. Logistiquement il était impossible pour les allemands de gérer un tel afflux. Pourtant les prisonniers seront assez dociles et ne chercheront pas à se dérober à leur sort. Il est vrai que de tradition, le conflit terminé, chacun des belligérants libère ses prisonniers.

Ils ne savaient pas que commençait pour eux 5 ans de captivités.

Leurs premiers camps furent les front stalag (300). Camps de transit, proche des lignes de combats, ils étaient mal organisé et dépourvu de tout.

Les prisonniers furent ensuite répartie en :

- 14 oflag (pour officiers),

- 57 Stalag,

- 2 camps d’aviateurs,

- et 2 camps de rééducation (ou camp de représailles pour les fortes têtes ou les évadés).

L’Allemagne su utiliser à bon escient cette main d’œuvre, principalement grâce aux Kommandos (à la ferme ou en usine) qui lui permit de suppléer aux soldats partis au front. Certains prisonniers eurent ainsi une réelle implication dans la vie civile et économique allemande.

Toutefois la lutte continua aussi, à l’instar de ces officiers prisonniers de l’oflag XVII-A qui organisèrent la plus grande évasion de prisonniers (131). Cet exploit a d’ailleurs inspiré le film « la grande évasion ». Petite anecdote de l’histoire, dans la réalité il s’agissait d’officiers majoritairement français et polonais. Mais il est vrai que cela serait moins bien passé dans une superproduction américaine.

 

CONCLUSION

Fasse à la brièveté du combat et au nombre de prisonniers on a facilement parlé de débâcle de l’arme française. Toutefois à l’effondrement des premiers jours ont succédé les combats acharnés du nord. Au total se sont 92 000 soldats français qui tomberont aux champs d’honneurs, soit proportionnellement autant que durant la bataille de Verdun. Preuve s’il en est de la résistance héroïque qui fut livrée par nos troupes.

Comme le dira De Gaulle lors de son appel du 18 juin, la France a perdu une bataille mais elle n’a pas perdu la guerre. L’histoire lui donnera raison.

Les forces française ont toujours été en première ligne, a l’intérieur comme à l’extérieur, en Afrique, en Italie, en France ou les 2/ 3 du territoire national seront libérés par des français, FFI, FFL, Maquisard…puis finalement en Allemagne.

Mais cela sera l’objet d’une autre expo.

Nous espérons que cette petite rétrospective vous aura intéressé. Comme lors de nos précédentes expositions n’hésitez pas à nous faire savoir si vous souhaitez que nous détaillions tel ou tel point dans nos prochains numéros.

Collectionnement votre

Bruno

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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